Mai 68 en mémoire : retrouvailles Rhéto 1968…50 ans plus tard

L’année 1968, en particulier son mois de mai, a marqué les esprits à bien des égards. Alors que les barricades sont dressées devant la Sorbonne, à Paris, et que l’ULB, à Bruxelles, vit au rythme du slogan de Che Guevara « La révolution c’est quand l’extraordinaire devient quotidien », les élèves en dernière année à Saint-Boniface passaient (gentiment?) leurs examens…

Octobre 2018, voici qu’une poignée d’entre eux, issus de la classe Scientifiques A de l’abbé Johnson, se sont retrouvés à Saint-Boniface… tout juste 50 ans après leur proclamation. Il faut tout de même rappeler qu’en 50 ans, nos anciens ont trouvé le temps de se voir presque chaque année de façon continue. Belle prouesse, avouons-le.

Parlons-en de la proclamation, tiens. Bernard Jacques (Sc A 1968) avait apporté de quoi redonner vie à cette ambiance soixante-huitard : le discours qu’il avait prononcé au nom des élèves lors de la proclamation de fin d’année ! Ce discours fera d’ailleurs l’objet d’une publication dans le numéro de La Revue de décembre 2018.

Moment historique donc. D’autant plus que ce bis repetita a eu lieu dans le même local qu’il y a 50 ans : la salle des anciens, située dans le bâtiment central de l’Institut !

À l’écoute de ce discours, on mesure bien l’effet que produisit la révolte des étudiants parisiens sur la jeunesse de l’époque. Pas sûr que tous les membres du corps professoral de Saint-Boniface – essentiellement ecclésiastique à l’époque – aient apprécié la portée subversive de pareil discours…

 

 

Bref, ce vendredi 5 octobre 2018 était un rappel des heures passées dans un Saint-Boniface où il n’y avait pas de bâtiment rue Goffart, où le bâtiment Conseil sortait à peine de terre et où le préau n’était pas encore fermé mais disposait d’un étage en mezzanine… On comprend mieux l’empressement de ceux présents ce 5 octobre de (re)parcourir des couloirs qu’ils n’avaient plus vu depuis bien longtemps.

À écouter ces souvenirs qui se bouscules, ces chahuts causés dans la cour ou en classe, on se dit que, oui, finalement, l’année 1968 a quelque chose de particulier…

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