Compte-rendu: Sport d’élite, olympisme et gouvernance du sport

Compte-rendu de Nathalie PHAM KHAC LUAN (LS 12)

Le 9 septembre dernier, l’Association des Anciens a choisi de mettre à l’honneur un thème bien particulier au coeur de la deuxième soirée-débat organisée en l’honneur de son 125ème anniversaire : celui du sport d’élite, de l’olympisme et de la gouvernance du sport. A cette occasion, des invités de marque ont répondu présent en vue de partager leur point de vue sur ces phénomènes dont l’influence et la portée sont souvent méconnus du grand public.

La notion d’olympisme a été en premier lieu abordée par Pierre-Olivier BECKERS, le président du Comité olympique et interfédéral belge. « L’olympisme est une philosophie de vie qui met le sport au service de l’Humanité », a-t-il indiqué. Le message est clair : loin de référer uniquement à l’organisation d’une compétition au cours de laquelle des athlètes venus des quatre coins du globe se rencontrent dans le but d’amasser le plus grand nombre de médailles, l’olympisme est un réel mode de pensée qui puise son fondement dans le dépassement de soi, mais aussi le respect, la solidarité et l’amitié.

Jacques BORLÉE était également de la partie. L’ancien sprinter et actuel entraîneur des Belgian Tornados nous a, quant à lui, fait l’honneur de parler du sport d’élite et de révéler ses secrets pour atteindre l’excellence. De manière assez surprenante, la clé selon lui réside non pas dans la discipline, la technique, et encore moins l’hyperspécialisation, mais bien dans l’harmonie entre le cerveau et le corps. A cet égard, il insiste sur le fait qu’une place toute particulière doit être accordée aux exercices de relaxation ainsi que sur l’importance de l’utilisation des ondes alpha. Dans cette quête de l’harmonie, l’entraîneur a également un rôle capital en ce qu’il a pour mission de créer un climat dans lequel règnent le respect, la confiance et l’empathie. Il ne peut se cantonner à l’apprentissage de la technicité et doit être capable de trouver les mots justes pour que l’athlète dont il est en charge puisse se sublimer à l’instant voulu.

La soirée s’est clôturée sur l’intervention de Thierry ZINTZ qui a poussé à la réflexion sur la gouvernance du mouvement olympique. Comment diriger une organisation sportive ? Dirige-t-on une organisation sportive comme on dirige un hôpital ou une entreprise ? Comment lutter contre les nombreuses dérives inhérentes à la gouvernance et à la pratique sportive telles que le dopage, le trucage de matchs ou les paris illégaux ? Si endiguer les réalités précitées reste encore un défi pour les autorités sportives, une chose est sûre, la bonne gouvernance ne peut se réaliser qu’en étant guidée par de grands principes comme l’intégrité, l’autonomie, la transparence et bien évidemment la démocratie.

En définitive, bien qu’il présente des imperfections, le sport de haut niveau demeure essentiel dans nos sociétés en ce qu’il est porteur de valeurs tant humaines que morales qui se déclinent sous diverses formes et à tous les niveaux. Dans la même lignée, il convient en outre d’évoquer sa fonction fédératrice. En effet, il constitue indéniablement un moyen de rassembler les citoyens d’une même nation en leur procurant dans les victoires un sentiment commun de fierté et dans les défaites en accroissant la solidarité entre eux. Et finalement, plus encore, il nous rappelle qu’il est tout à fait permis de rêver et qu’en réalité tout est possible lorsqu’on y croit…

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